Luis Bunuel

 

(1900-1983). Il est né en Aragon (Et décédé à Mexico, il était citoyen mexicain depuis 1948). Il fait ses études chez les Jésuites, la dureté de cette éducation va le marquer à vie. Il aurait aimé être musicien mais il est atteint d’une forte surdité. Il sera licencié en philosophie et en lettres, pendant ses études supérieures, il rencontre Dali et Federico Garcia Lorca, il sympathise avec les dadaïstes et son œuvre sera marqué par cette empreinte surréaliste. Il vient à paris en 1925. Le franquisme lui fera quitter son pays et il tournera nombre de ses films en France ou au Mexique. Il commence comme assistant de Jean Epstein en 1926, il le sera encore dans trois autres films dont : La chute de la maison Usher en 1928. Il réalise un premier court-métrage célèbre en 1929 : Un chien andalou, un affrontement entre un homme et sa femme, un film totalement surréaliste dans sa structure, son déroulement et son scénario basé sur ses rêves incohérents, la séquence de l’œil coupé au rasoir fera scandale, le « scénario » est de Dali et Bunuel. Il tourne son premier long-métrage en 1930 : L’âge d’or avec Gaston Modot, l’amour impossible d’un homme et d’une femme sur un trame identique à celle du Chien Andalou avec une succession de scènes sans rapport les unes aux autres (Scénario de Dali et Bunuel), ce film tourné en 1930 sera interdit en France pendant 50 ans. On lui doit, en particulier : Los Olvidados qui lui vaut le prix du meilleur réalisateur à cannes en 1951, la vie de jeunes délinquants mexicains, Les aventures de Robinson Crusoë, l’adaptation du roman, Les hauts de Hurlevent, l’adaptation du roman, La vie criminelle d’Archibald de la Cruz, un homme possède un boîte magique avec laquelle il peut tuer qui il veut, La mort en ce jardin avec Charles Vanel, Simone Signoret, George Marshal, Michèle Girardon, le périple d’un groupe d’hommes et de femmes très différents dans la jungle, Nazarin, la vie d’un curé qui doit fuir pour avoir voulu défendre une prostituée, Viridiana, la vie d’une jeune  novice. L’ange exterminateur, un huis clos mystérieux dans une église, Le journal d’une femme de chambre avec Jeanne Moreau, Georges Geret et Michel Piccoli, d’après le roman éponyme, Belle de jour avec Catherine Deneuve, Michel Piccoli et Jean Sorel, la vie d’une jeune femme qui se prostitue les après-midi, La voie lactée, le pèlerinage de deux homme, un jeune et un vieux vers Compostelle avec Paul Frankeur et Laurent Terzieff, Tristana avec Catherine Deneuve d’après le roman éponyme, Le charme discret de la bourgeoisie avec Fernado Rey, Paul Frankeur, Bulle Ogier et Delphine Seyrig, une satire de la bourgeoisie, Le fantôme de la Liberté avec Brialy, Monica Vitti et Bernard Verley, un film surréaliste à sketches, Cet obscur objet du désir en 1977 avec Carole Bouquet et Fernado Rey est son dernier film, un homme ne parvient pas à séduire la femme qu’il désire.

Il est scénariste (Souvent aidé de JC Carrière) et acteur dans ses propres films. Il a été membre du jury de Cannes en 1954.

Son cinéma d’un profond pessimisme comporte de nombreuses allusions à la religion qu’il vilipende et une très sévère critique de la bourgeoisie.

En 1942, il doit quitter les USA après que Dali ait publié son livre : La vie secrète de Salvador Dali où il rejette sur Bunuel les débordements anticatholique du film l’âge d’or, mais aussi à cause de sa sympathie communiste, il se réfugie au Mexique, il ne reviendra en Europe que pour le tournage de Viridiana, ce film fera scandale à cause de la scène finale jugée blasphématoire, il sera interdit en Espagne et toute les copies seront détruites.

Ses cendres ont été dispersées sans témoins et dans un lieu tenu absolument secret.