Georges Lacombe

 

 

(1902-1990). Il est né à Paris. Il fait des études d’agronomie puis devient journaliste. Il vient au cinéma comme assistant de René Clair et de Jean Grémillion, puis tourne deux courts-métrages muets dont : La Zone, qui lui vaudra d’être reconnu des critiques avant de réaliser son premier film en 1931 : Un coup de téléphone. Son œuvre n’a, généralement pas résisté au temps, sauf en ce qui concerne quelques excellentes réalisations avec des scénaristes solides comme Clouzot ou Pierre Very. On peut citer parmi la trentaine de films qu’il a réalisé : Ce cochon de Maurin (une adaptation de Maupassant), Les musiciens du ciel (consacré à l’armée du salut), Café de Paris avec Jules Berry, Le dernier des six, un polar adapté de Steeman par Clouzot avec Suzy Delair et Pierre Fresnay, Le journal tombe à cinq heures avec Pierre Fresnay et Marie Dea, Le pays sans étoiles avec Pierre Brasseur et Gérard Philipe, Martin Roumagnac (le casting Gabin- Dietrich a mal fonctionné), La nuit est mon royaume est une belle réussite avec Jean Gabin dans le rôle d’un cheminot devenu aveugle à la suite d’un accident et Simone Valère,ce film est servi par des dialogues poignants de vérité. Il sera un des premiers à faire tourner Bardot (avant Vadim) et cela dans : La lumière d’en face avec Raymond Pellegrin. Notons encore : Cargaison blanche sur le trafic d’êtres humains, Mon coquin de père, avec Gaby Morlay et Claude Dauphin, est son dernier film en 1958, il tournera ensuite pour la TV  jusqu’en 1973 puis se retirera du métier. Il a écrit une dizaine de scénarios.