Samuel Fuller

Samuel Michael Fuller (1912-1997). Il est né dans le Massachusetts. Son père (Benjamin Rabinovitch devenu Fuller quand il a émigré aux USA) décède quand il a 11 ans, sa famille vient alors à New York où, dés l’année suivante, il travaille dans un journal et devient, à 17 ans, le plus jeune journaliste spécialisé dans les crimes. Il s’éprend de l’écriture et publie des nouvelles, ce qui le conduit à écrire des scénarios pour le cinéma. Il s’engage dans l’armée pendant la 2° guerre mondiale et devient soldat-reporter de guerre (Il sera blessé 2 fois et décoré pour bravoure). Son premier roman est publié en 1944 avant la fin de la guerre et il est immédiatement adapté au cinéma sous le titre de : L’inexorable enquête. A la fin de la guerre, il reprend son activité de scénariste sans succès et c’est un petit producteur indépendant qui lui permet de tourner son premier film en 1949 : J’ai tué Jessie James où le bandit perd son aura de « gentil ». Il en tournera une vingtaine dont : J’ai vécu l’enfer de Coréeen 1951, Le port de la drogue avec Richard Widmark, un film d’espionnage Lion de Bronze à Venise (Aux USA les protagonistes sont des communistes, en France ils sont devenus de simples truands opérant dans la drogue), La maison de bambou avec Robert Ryan, Porte de Chine un film de guerre avec Angie Dickinson, Le jugement des flèches avec Rod Steiger où un soldat se rallie à la cause indienne, Quarante tueurs où une femme est une redoutable chef de bande, Les bas-fonds new-yorkais, Les maraudeurs attaquent un film de guerre, Shock corridor, un film terrifiant où un journaliste se fait enfermer dans une maison de fous pour enquêter sur un crime,  Au-delà de la gloire avec Lee Marvin (un des plus grand film de guerre) est inspiré de sa propre expérience de soldat, Dressé pour tuer (ce film, mal compris par la critique lui a valu d’être traité de raciste), Les voleurs de la nuit, Sans espoir de retour est son dernier film en 1989, il tournera ensuite un peu pour la TV.

Son cinéma est pessimiste et a été mal compris de son temps par les critiques, mais Scorsese, Cassavetes et Amos Gîtai l’ont largement réhabilite.
Il a aussi été un acteur très prisé de Spielberg, Wim Wenders, Godard et Chabrol en particulier, il a ainsi été présent dans une vingtaine de films au cinéma et a aussi travaillé pour la TV comme acteur, scénariste et réalisateur.

Il a eu un prix pour l’ensemble de son œuvre décerné par l’association de la critique de Los Angeles en 1987.