Takesi Kitano

 

(1947). Il est né au Japon prés de Tokyo. Il est aussi connu sous son pseudonyme de Beat Takeshi (pour ses prestations moins sérieuses). Il fait des études d’ingénieur pendant 4 ans, mais il est exclu pour insubordination (34 ans plus tard il en deviendra Licencié honoraire !). C’est un homme très éclectique qui a été boxeur, danseur de claquettes, humoriste, animateur télé, écrivain (Il a écrit plus de 50 livres), peintre et plasticien, créateur de jeux vidéos, chanteur. Il a été victime d’un grave accident de moto, roulant sans casque. Il a du subir une série d’opérations pour retrouver l’usage d’un côté de son visage, il en conservera un « tic » nerveux bien connu. Après son exclusion, en 1972,  il trouve un emploi de réparateur d’ascenseur dans une boîte de nuit, il prend alors la place des comédiens qui s’absentent pour maladie. Il crée ensuite un duo comique : The two Beats, mais leur humour qui a pour cible les personnes défavorisées est mal perçu par les autorités et il seront interdit de TV et le duo sera dissout. Au cinéma, il commence par être acteur dés 1969 et tournera dans plus de 60 films (Particulièrement dans : Furyo et y compris dans ses propres films). Il devient réalisateur en 1989 avec : Violent cop. Il a réalisé, pour l’instant 20 films parmi lesquels : A scene at the sea, Sonatine, Hana-Bi, Aniki mon frère, son premier film tourné en anglais qui sera assez mal accueilli aux USA, Zatoichi, Glory to the filmaker, Achille et la tortue, Outrage, Outrage beyond, Outrage coda. Dans ses films alternent souvent des scènes de grande violence et des scènes d’un calme absolu. Son cinéaste préféré est Jean Pierre Melville.

Il a obtenu le prix de la critique à Cognac en 1995 pour Sonatine, le Lion d’or à Venise en 1997 pour Hana-bi, Le lion d’argent pour Zatoichi en 2003. Il est officier de la Légion d’honneur,  et commandeur des Arts et Lettres.

Un réalisateur totalement atypique et génial.

En France ses films ont généralement fait très peu d’entrées sauf Furyo (1.500.000), tous les autres n’atteignent pas 500.000 et une dizaine sont en-desous de 100.000, le pire étant : 2.400 pour Glory to the filmaker, mais le bilan mondial est globalement positif.