Robert Bresson

 

(1901-1999). Il est né dans le Puy-de-Dôme.  Sa première passion est la peinture et il suit une formation en ce sens avant de se lancer dans le cinéma en 1934 en tournant un court-métrage : Affaires publiques, il sera assistant sur le film de Diamant-Bergé : La vierge folle en 1938. Il ne tourne plus avant la guerre et se retrouve prisonnier en Allemagne pendant un an. Après son retour, il tourne : Les anges du péché en 1943 (Il a 43 ans), puis : Les dames du bois de Boulogne. Par la suite il aura recours à des acteurs non professionnels qu’il nomme « modèles ». On lui doit ensuite : Le journal d’un curé de campagne qui aura le prix Louis Delluc en 1950, Un condamné à mort s’est échappé, un film exceptionnel, quasi-muet et superbement interprété et qui aura le prix de la mise en scène à Cannes en 1957, Pickpocket, Le procès de Jeanne d’Arc qui obtiendra le prix du jury à Cannes en 1962, Au hasard Balthazar avec Anne Wiazemski, Mouchette, Une femme douce avec Dominique Sanda, Quatre nuits d’un rêveur, Lancelot du lac, il refusera le prix de la critique internationale à Cannes en 1974 pour ce film, Le diable probablement, Ours d’argent en 1977, L’argent en 1983 obtiendra le prix de la mise en scène à Cannes en 1983 et ce sera son dernier film, par la suite il n’arrivera plus à trouver les fonds pour tourner ses projets. Ses films sont austères et d’inspiration catholique, mais dans le monde de la critique, il passe pour un des plus grands réalisateurs français. La bande-son est aussi un acteur très important dans ses films. Il faisait un très grand nombre de prises pour que ses acteurs non professionnels se « coulent » dans sa vision du film. Il a écrit tous ses scénarios, et a publié un livre: Notes sur le cinématographe pour expliquer sa vision de son art, le cinématographe qu’il oppose au cinéma.