André Cayatte

 

 

(1909-1989). Il est né à Carcassonne. Il fait de solides études de droit et plaide au barreau de Toulouse avant de se lancer dans le journalisme et l’écriture de romans et de scénarios. Après avoir été assistant sur un film (Annette et la dame blonde de Jean Dréville), il tourne son premier film en 1942 : La fausse maîtresse, il tournera au total une trentaine de films dont : Au bonheur des dames, Roger la honte, La revanche de Roger la honte, Les amants de Vérone, Justice est faîte, Nous sommes tous des assassins, Le dossier noir, Le miroir à deux faces, Le passage du Rhin, Le glaive et la balance (un procès où il y a un suspect de trop et qui est innocent, mais on ne parvient pas à savoir lequel), Jean Marc ou la vie conjugale, Françoise ou la vie conjugale, Les risques du métier (Un instituteur (Jacques Brel) est accusé de pédophilie par une élève), Mourir d’aimer (L’affaire Gabrielle Russier, une prof tombée amoureuse d’un de ses élèves (Rien à voir avec notre nouveau président) et qui est victime d’une justice impitoyable, jouée par Annie Girardot ). Il n’y a pas de fumée sans feu (Un candidat aux élections victime d’une photo truquée et qui ne parvient pas à le démontrer), Verdict, A chacun son enfer, La raison d’état, L’amour en question est son dernier film en 1978. Il a travaillé pour la TV de 1980 à 1983.  Pendant la dernière guerre, il a fait comme beaucoup de ses collègues en tournant des films pour la compagnie allemande : Continental et, il a, de ce fait, été interdit de tourner à vie, ce qui ne l’a pas empêché de continuer à tourner. Ses films ont souvent à voir avec la justice, il était un farouche adversaire de la peine de mort, il se dit que cela vient du décès de son cousin, un jeune prête désigné pour assister à la mise à mort d’un condamné, et ce jeune homme est mort d’émotion devant l’horreur de la scène.

Il a eu, entre autres, Le grand prix à Venise en 1950 pour : Justice est faîte, l’ours d’or à Berlin en 1951 pour : Justice est faîte, Le lion d’or à Venise pour : Le passage du Rhin et le grand prix du cinéma pour : Mourir d’aimer.

Il est, un peu, le précurseur de Costa-Gavras pour son attachement à lutter contre l’injustice.