Claude Autant-Lara

 

(1901-2000). Il est né à Luzarches. Son père est architecte et sa mère est comédienne admise à la comédie française après un premier prix de comédie (A la première guerre mondiale elle se déclare « pacifiste » et refuse de jouer pour les soldats et songe à se réfugier en Angleterre). Il fera les Arts Déco et en sortira diplômé. Passionné de cinéma depuis sa prime jeunesse, il sera assistant de marcel l’Herbier en 1919 puis sur 3 autres films et tournera un petit nombre de courts métrages (10). Il tourne son premier film en 1931 aux USA : Buster se marie, il revient en France ensuite en 1932 et il en tournera une quarantaine au total dont : Ciboulette, L’affaire du courrier de Lyon, Douce, Le diable au corps, Occupe-toi d’Amélie, Le Bon Dieu sans confession, Le blé en herbe, Le rouge et le noir, La traversée de Paris un chef d’œuvre absolu, Le rouge et le noir, En cas de malheur, La jument verte, L’auberge rouge un excellent film avec Fernandel, Les régates de San Francisco, Tu ne tueras point, Le comte de Monte Cristo (un très bon film avec Louis Jourdan), Le magot de Josefa, Le journal d’une femme en blanc, Le franciscain de Bourges, Les patates, Le rouge et le blanc, Gloria. Il a également été scénariste. Il a été une cible de la «nouvelle vague ».

A la fin de sa vie, dans les années 80, il avait sympathisé avec le Front National et a été élu au parlement européen, mais son discours de doyen sera très mal accueilli et il démissionnera aussitôt. Il a nié l’existence des chambres à gaz et ses collègues de l’Académie des Beaux-Arts lui ont demandé de ne plus siéger avec eux (La vieillesse est un naufrage comme l’a dit le général de Gaulle).