Jean Jacques Beineix

(1946). Il est né à Paris. Son père dirige une compagnie d’assurance. Après son bac, il commence des études de médecine qu’il abandonne rapidement pour se présenter et échouer à l’IDHEC. Il devient alors assistant avec de s »pointures » comme René Clément, Claude Berri et Claude Zidi et cela entre 1971 et 1978. Il réalise d’abord des courts-métrages avant de se lancer, en 1981, et de tourner son premier film : Diva avec Richard Bohringer, un polar qui rencontre son public grâce au bouche-à-oreille et a son succès dans divers festivals étrangers, mais qui lui vaudra une haine tenace de la part de certains critiques, ses films sont très esthétiques, il joue avec les couleurs et les ambiances décalées. Il tourne ensuite : La lune dans le caniveau avec Depardieu, Nastassja Kinski ce film  sera boudé par les festivaliers et les critiques de Cannes où il est présenté en avant-première et ce sera un relatif échec, le suivant : 37°2 le matin avec Béatrice Dalle, Jean Hugues Anglade et Gérard Darmon sera, lui, très bien accueilli par le public et la critique au point de devenir un film culte. Il tourne ensuite Roselyne et les lions un film qui se passe dans les milieux du cirque et qui sera un échec, il tourne ensuite : IP 5 l’île aux pachydermes avec Montand qui est décédé avant la fin du tournage, le film sera un demi-échec. Il revient 9 ans plus tard et tourne : Mortel transfert avec Jean Hugues Anglade, nouvel échec, ce qui le conduit à abandonner le cinéma au profit du documentaire. Il a été un cinéaste très mal-aimé de la critique à cause de son style et de son caractère plutôt irascible. Mais Diva et 37°2 le matin restent des films phares des années 80. Il a scénarisé tous ses films et en a produit quelques uns.