Jean Renoir

 

(1894-1979). Il est né à Paris. Son père est le mythique peintre Auguste Renoir (qui fera d’ailleurs un magnifique portrait de son fils avec de longs cheveux blonds-roux), sa mère est un ancien modèle de son père (Lui-même aura pour première épouse un autre modèle de son père). Ce n’est pas un très bon élève et à ses 18 ans, il s’engage dans l’armée, pendant la guerre, il sera gravement blessé au col du fémur, évitant de peu d’être amputé, il boitera d’ailleurs toute sa vie. Pendant qu’il se remet de cette blessure, il dévore les films qui sortent, il retourne ensuite à la guerre dans une escadrille de reconnaissance. Il aura droit à la croix de guerre. Sa mère décède en 1915. A la fin de la guerre, il devient céramiste, mais il a toujours la passion du cinéma et il arrive à tourner son premier film en 1924 : Une vie sans joie (co-dirigé avec Albert Dieudonné) pour essayer de faire de sa femme une vedette de cinéma. Il tourne ensuite une trentaine de films dont : La fille de l’eau, son premier « vrai » film, Nana, On purge bébé, La chienne, Boudu sauvé des eaux, avec un Michel Simon superbe, Madame Bovary, Le crime de Mr Lange, Les bas-fonds, La grande illusion, un chef d’œuvre du cinéma, La Marseillaise, La bête humaine avec un Gabin terrifiant, La règle du jeu, encore un chef d’œuvre, French cancan, Elena et les hommes, Déjeuner sur l’herbe, Le carrosse d’or,  Le caporal épinglé en 1962 est son dernier film. Il a aussi un grand nombre de scénarios (Prés de 40), il a aussi été acteur dans certains de ses films (La règle du jeu, La bête humaine), et dans d’autres réalisations, il a aussi produit une dizaine de ses films.

A l’arrivée des allemands pendant la 2° guerre mondiale, il est parti aux USA et il est devenu citoyen américain.

Charlie Chaplin et Orson Welles ne tarissaient pas d’éloges à son propos.

 Il était lié d’amitié avec Georges Simenon.

En 1975, il a eu un « Oscar » d’honneur pour sa carrière. Il a son étoile à Hollywood. Il a aussi écrit plusieurs livres.