Jean Pierre Melville

Jean Pierre Claude Grumbach (1917-1973). Il a pris le pseudo de Melville (En l’honneur du célèbre écrivain) pendant la guerre celui-ci sera officialisé en 1959. Il est né à Paris, il est d’origine alsacienne. Sa passion du cinéma lui est venue très tôt, vers l’âge de 6 ans, en recevant pour cadeau une mini caméra. C’est un très grand admirateur du cinéma américain et cela va influencer tous ses films. Il  a fait la guerre dans la résistance à un niveau élevé sur lequel on sait peu de choses (On en aura un aperçu dans ; L’armée des ombres). Il tourne un court-métrage en 1945 : 24 heures de la vie d’un clown. Puis se lance en indépendant dans la réalisation de longs métrages, le premier sera : Le silence de la mer en 1947. Refusant de se couler dans le moule des réalisateurs de l’époque, il crée ses propres studios « Les studios Jenner » en 1955. Parallèlement à sa carrière de réalisateur, il sera aussi scénariste et aussi acteur (On le voit dans : Orphée, Amour de poche, A bout de souffle,  Landru). Il a fait tourner les plus grands acteurs : Ventura, Meurisse, Belmondo, Delon, Simone Signoret. Ses rapports avec ses acteurs étaient souvent conflictuels (Belmondo à menacé de lui casser la figure à cause de son attitude envers Charles Vanel dans : L’aîné des Ferchaux, Ventura ne lui parlait plus dans : L’armée des ombres et dans le 2° souffle ou il devait monter dans un train en marche, Melville avait demandé que le train accélère !) sans doute le faisait il volontairement pour tirer le maximum de ses acteurs. José Giovanni le  détestait bien que Melville ait largement utilisé ses livres , (il faut se souvenir que Melville était, pendant la guerre un résistant de haut niveau, contrairement à Giovanni qui a d’ailleurs été condamné à mort puis gracié). Il a à son actif une série de chefs d’œuvres inégalables dont le sommet est : Le deuxième souffle. On lui doit : Les enfants terribles, Quand tu liras cette lettre, Bob le flambeur, Deux hommes dans Manhattan, Léon Morin prêtre, L’aîné des Ferchaux, Le doulos, Le samouraï, Le cercle rouge, Un flic. Au fil du temps, ses films sont de plus en plus muets, dans : un flic, les dialogues sont insignifiants, on est revenu au point de départ : Le silence de la mer.

Ses studios ont brûlés en 1967, cela lui avait porté un énorme coup au moral.
Il portait en permanence son célèbre Stetson ;

Un immense réalisateur !