
(1922- 2000). Il est né à Gênes. Son père est autrichien et sa mère est une florentine championne de basket (Il fera lui-même partie de l’équipe universitaire italienne). Il fait des études de droit, mais il les abandonne pour le théâtre (Il a joué une quarantaine de pièces). Il vient au cinéma en 1946 dans des petits films où il est un « Beau gosse », souvent méchant et brutal (Riz amer), il reniera d’ailleurs toute cette période où il a tourné des films d’aventures. Il tente sa chance aux USA comme latin lover, mais ce sera un échec total, il revient en Italie et, curieusement, il fera toute sa carrière dans ce pays n’ayant jamais pu réussir en dehors de ses frontières. La vague néoréaliste et ses réalisateurs (Scolla, Monicelli, Risi, Comencini), vont lui ouvrir une voie royale dans la comédie italienne où il compose un personnage de mâle cynique et égoïste, vantard et veule, un parfait fanfaron comme dans le film du même nom, il doit le début de sa célébrité au film : Le pigeon de Monicelli en 1958.
Il est également un formidable acteur de théâtre qui a joué des pièces des plus grands auteurs italiens. Sa filmographie est considérable (120 films), on peut citer : Guerre et paix La vie est un roman, Un mariage, Kean, Scandale à Milan, Hold-up à la milanaise, La grande guerre, Nous nous sommes tant aimés,La tempête, L’homme aux cent visages, La marche sur Rome, Brancaleone s’en va-t-aux croisades, Le désert des Tartares, Quintet, Les nouveaux monstres, La terrasse, La vie est un roman, Le dîner, Oublier Palerme, La bomba en 1999 est son dernier film.
Il a aussi été réalisateur de : Kean en 1956, L’alibi en 1969, Sans famille sans le sou et en quête d’affection en 1971, Di padre in figlio en 1982 et L’altro enigma en 1988.
Il aura le grand prix d’interprétation masculine à Cannes en 1975 pour : Parfum de femmes de Dino Risi