
Nathan Korb (1917-2002). Il est né à Paris, son père est un tailleur polonais et sa mère est lituanienne. Il quitte l’école de bonne heure (A 11 ans) pour travailler en usine et un peu plus tard, il va entrer dans une troupe de théâtre ouvrier et pendant le front populaire il se produit dans les usines, là, il fait la rencontre des frères Prévert et de Joseph Kosma. Pendant la guerre sa mère est déportée et décédera à Auschwitz et lui s’engage dans la Résistance. Après guerre il rencontre Montand et de leur amitié naîtront plus de trente chansons que Francis écrira pour Yves, il sera aussi interprété par Maurice Chevalier et Marcel Mouloudji. Il est aussi son propre interprète avec sa voix, légèrement éraillée, mais si merveilleuse, il a composé plus de 400 chansons. Il a été le chantre de Paris et ses refrains sont encore dans les mémoires de nombreux français comme : A Paris, Bal petit bal, Le petit cordonnier, Mon copain d’Pékin, La grenouille, L’air de Paris, Rue de Lappe, Le temps du muguet. Au cinéma il a fait une seule apparition dans : Ni vu ni connu en 1958 avec Louis De Funès, il joue un prisonnier qui siffle en travaillant dans la prison de Pierre Mondy. Sous l’impulsion de Jean Gabin, il débutera dans la musique de films pour : Les vieux de la vieille, il continuera ensuite en ayant recours à un fameux compositeur : Michel Legrand, ensemble ils ont travaillé sur : Le cave se rebiffe, Le gentleman d’Epsom, Maigret voit rouge (C’est lui qui soutiendra financièrement Michel Legrand pour l’écriture de la musique du film : « Les parapluies de Cherbourg »). Par la suite il travaillera pour Grangier ou Carné avant d’écrire la musique de : Playtime de Tati, enfin, il aidera Vladimir Cosma, qui débute dans le métier avec la musique du film : Alexandre le bienheureux, à publier sa musique. Il a aussi travaillé pour la TV.
Sa magnifique chanson : Quand un soldat, a été censurée à l’époque (1953).
Il a été quatre fois couronné par l’Académie Charles Cros.
C’est un auteur d’une infinie tendresse et plein de modestie que l’on peut vénérer pour la qualité des chansons qu’il nous a offertes.