Souleyman Cissé

(1940). Il est né à Bamako au Mali. Il est issu d’une famille modeste et se passionne d dés son plus jeune âge pour le cinéma, il devient projectionniste et commentateur de film avant d’obtenir une bourse et suivre des études de cinéma à Moscou. De retour dans son pays il est versé au service cinématographique et parcourt son pays en réalisant des documentaires. Il réalise son premier long-métrage en 1975 : Den muso (La jeune fille), l’histoire d’une jeune muette séduite, violée et abandonnée par son séducteur, le film sera interdit et le réalisateur ira en prison pour avoir accepté une aide de la France, cette interdiction durera 3 ans. Suivront : Baara (Le travail), un jeune ingénieur est assassiné pour avoir voulu dénoncer aux ouvriers l’attitude de leur PDG, Finyé (Le vent), la révolte des étudiant face au pouvoir militaire (multi récompensé de par le monde), Yeelen (La lumière), le difficile passage à l’âge adulte d’un enfant, Prix spécial du jury à Cannes en 1987 (Il est le premier cinéaste africain récompensé à Cannes), Waati, le parcours d’un enfant noir qui fuit l’apartheid en Afrique du sud, Min yé (Dis-moi qui tu es), traite de la polygamie, O ka en 2015, un documentaire qui est une réflexion sur les tourments que son pays a vécu. Il est le scénariste de ses films.

Il a été membre du Jury à Cannes en1983.

Il est le président fondateur du bureau central de l’union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest.