Jean Rouch

(1917-2004). Il est né à Paris, il est décédé au Niger. Son père est officier de marine, mais aussi explorateur et météorologue, après sa carrière militaire il deviendra directeur du musée océanographique de Monaco. Jean Rouch est diplômé de l’école des Ponts et Chaussées, il est aussi docteur és-lettres et diplômé de l’Institut d’Ethnologie. Il occupe un poste d’ingénieur au Niger et sera témoin de pratiques magiques et décidera de se consacrer à l’étude ethnographique par le cinéma (son premier documentaire : Les maîtres fous  sera primé à Venise 1957). Pendant la guerre, il rejoindra la 2° DB de Leclerc. A la libération, il entreprend de descendre le fleuve Niger sur ses 4200 km. Il sera un des fondateurs du cinéma vérité, il formera dans les pays qu’il visite de nombreux jeunes cinéastes. Il sera directeur de la Cinémathèque Française de 1987 à 1990. Il décédera dans un accident de voiture et repose dans un cimetière de Niamey. Sa filmographie est abondante, il a tourné plus de 110 films : Documentaires, courts-métrages et longs-métrages. Son premier film en long-métrage est : Moi un noir en 1958 et qui obtiendra le prix Louis Delluc, on peut encore citer : Chronique d’un été, Grand Prix de la semaine de la critique à Cannes en 1961, La chasse au lion à l’arc : Lion d’or à Venise en 1965, Petit à petit, un africain venu à Paris décrit, par courrier, ce qu’il y voit à ses congénères qui le croient devenu fou, Cocorico monsieur Poulet, un conte humoristique sur les pratiques et les croyances au Niger, Madame l’eau aura le Grand Prix international de la paix à Berlin en 1993, Moi fatigué debout moi couché est son dernier long-métrage en 1997, c’est un hommage à ses 3 collaborateurs africains. Dans ses longs-métrages, il a allié réalité et fiction créant ainsi l’école d’Ethno fiction.