Edouard Luntz

(1931-2009). Il est né à La Baule. Il débute dans la profession comme assistant avec Jean Grémillon  en 1951. Il a commencé sa carrière en tournant des courts-métrages, il aura d’ailleurs le prix Jean Vigo en 1960 pour : Enfants des courant d’air sur la vie d’enfants qui vivent dans un bidonville de la Plaine Saint Denis. C’est aujourd’hui un cinéaste complètement oublié, mais un auteur de BD vient de lui consacrer un album (*), ce qui permet de revisiter son œuvre. On lui doit : Les cœurs verts en 1966 la vie de jeunes « blousons noirs » avec Gérard Zimmerman et Éric Penet,  qui tentent de s’en sortir, ce film sera encensé par le critique : Henri Chapier, Le grabuge en 1968 avec Julie Dassin et Gérard Zimmermann, une critique d’une bourgeoise qui s’ennuie et s’invente une vie d’aventurière, ce film ne sortira qu’en 1973 à cause d’un conflit entre le réalisateur et le producteur, la douceur des lieux de tournage a entraîné une certaine langueur dans l’équipe et le devis initial a été largement dépassé et le producteur (Zannuck) avait jugé la charge anti-bourgeoise excessive, un procès a d’ailleurs eu lieu pour savoir si la production pouvait remonter un film,  Le dernier saut avec Maurice Ronet, Michel Bouquet et Cathy Rosier, un crime chez les « paras », L’humeur vagabonde en 1972 avec Jeanne Moreau, Michel Bouquet et Madeleine Renaud sera son dernier film, un homme marié qui s’ennuie en province abandonne sa famille pour venir à Paris.

Il est aussi scénariste.

(*) Julien FREY au scénario et NADAR au dessin : Édouard Luntz, Le cinéaste des âmes inquiètes chez FUTUROPOLIS (184 pages en N&B)-23€.

Photo: Godard, Cocteau et Luntz