Louis Feuillade

 

(1873-1925). Il est n é à Lunel dans l’Hérault. Son père tient un commerce de vins, après son bac, il gère la comptabilité familiale, puis il vient à Paris et commence à écrire dans la presse, surtout sur la tauromachie qui le passionne. C’est à cause de cette passion qu’il entre en contact avec un scénariste qui a le même centre d’intérêt. Il écrit alors des scénarios à la Gaumont et devient le scénariste attitré de la première femme réalisatrice en France : Alice Guy (Voir l’article correspondant), elle l’aide alors à réaliser ses premiers courts-métrages en 1906, ceux-ci sont définitivement perdus. Il tourne son premier film sur un de ses scénarios en 1907 : C’est papa qui a pris la purge. Il a tourné prés de 700 films dont au moins deux tiers sont perdus, il a écrit tous ses scénarios plus une centaine pour d’autres réalisateurs. Il a touché à tous les genres, sa série des « Fantômas » avec René Navarre est restée très célèbre, il a aussi fait une série de « Judex » en 12 épisodes , une de « Vampires » avec Musidora en 12 épisodes (Le préfet de police en fera interdire la projection pendant un temps car il estime que la police est tournée en ridicule !), une sur « Bébé » avec René Darry âgé de 5 ans, il y aura 70 épisodes en 3 ans et plusieurs autres séries encore. Il a fait émerger l’actrice « Bouboule » (Geneviève Juttet 1916-2015) âgée de 6 ans dans une série de films dont elle est la « vraie » vedette et qui est une vraie « bête » de cinéma. Il a été le cinéaste préféré des surréalistes, mais on l’a aussi accusé de faire du cinéma « Commercial ». Il est un « monument » du cinéma français et même mondial.

Il a été réformé en 1915 à cause d’une faiblesse cardiaque. Il est mort d’une péritonite à 52 ans.

Après le départ d’Alice Guy, il devient, en 1907, directeur artistique de la Gaumont

Son œuvre immense a été sortie de l’oubli grâce à Henri Langlois et grâce au soutient de Truffaut, Resnais, Godard et Bunuel.

Son chef opérateur : Maurice Champreux devenu son gendre l’aidera à tourner ses deux dernier films en 1925, il n’aura pas connu le parlant.