Roger Pigaut

(1919-1989). Il est né à Vincennes. Son père est employé aux Galeries Lafayette et sa mère est couturière. Peu motivé par les études il rate son entrée à l’école normale et travaille dans les chemins de fer. Il suit les cours de Raymond Rouleau puis les cours Simon et il sort major du Conservatoire en 1939 et migre vers la zone libre où il joue au théâtre et aussi au cinéma. Il devient alors acteur et sa renommée croit au fil de ses films, on le verra dans une cinquantaine de films au cinéma et à la TV, mais il se lasse et décide de devenir réalisateur après avoir été assistant sur un film et dirige son premier film, une co-production Franco-chinoise : Le cerf-volant du bout du monde en 1958, un film sur la fraternité à travers les pérégrinations d’enfants. Il réalise ensuite : La jeune morte avec Françoise Fabian, un homme sortant de prison tente de comprendre les raisons de la mort de sa femme, Comptes à rebours un polar avec une pléiades d’acteurs comme rarement vu : Michel Bouquet, Reggiani, Signoret, Bozzuffi, Vanel , Amidou, Jeanne Moreau, Hubert Deschamps, Desailly, Trois milliards sans ascenseur un tendre film de braquage avec des « bras-cassés » sympathiques et à nouveau une superbe distribution : Michel Bouquet (en spécialiste de l’électronique !), Françoise Rosay (sa mère), Danny Carrel, Reggiani, Bozzuffi, Fresson , Le guêpier avec Claude Brasseur et Marthe Keller en 1975 sera sa dernière réalisation pour le cinéma, il tournera ensuite pour la TV jusqu’à la fin de sa vie. Bien aimé de ses collègues comédiens, ils avaient plaisir à tourner pour lui, même dans des petits rôles. Il a écrit quelques scénarios. Son cinéma est agréable et simple.