Martin Ritt

 

(1914-1990). Il est né à New York (Manhattan). Il fait des études de droit et joue au football pour son université. Il est passionné de théâtre et devient acteur dans des petites pièces, puis dans des téléfilms avant de se lancer dans la mise en scène de théâtre. Il est très sensible au malheur de ses concitoyens pendant la crise de 1929 et cela le fera pencher vers la gauche et à être inscrit sur la liste noire du maccarthysme en 1950 et sera exclu du cinéma et de la TV jusqu’en 1956 et se consacrera exclusivement au théâtre comme metteur en scène, acteur et professeur à l’Actor’s studio avec comme élèves : Paul Newman, Joanne Woodward, James Dean et Rod Steiger. Pendant la 2° guerre mondiale, il s’engage dans l’US Air Force.  Il fait ensuite de modestes débuts à Hollywood en réalisant son premier film : L’homme qui tua la peur une histoire de racisme avec Jack Warden, Sidney Poitier et John Cassavetes qui obtient un succès d’estime dans le milieu du cinéma, en particulier pour une excellente direction d’acteurs. Il tourne ensuite : Les sensuels avec Joanne Woodward, Les feux de l’été avec Paul Newman et Joanne Woodward, L’orchidée noire avec Sophia Loren et Anthony Quinn, Le bruit et la fureur avec Yul Brynner et Joanne Woodward, Cinq femmes marquées avec Vera Miles, Sylvana Mangano et Jeanne Moreau sur la lutte contre le nazisme, Paris blues avec Newman, Woodward et Poitier, Le plus sauvage d’entre tous avec Newman, L’outrage avec Newman, L’espion qui venait du froid avec Richard Burton, Hombre un très grand western incontournable, d’une profonde noirceur avec un Paul Newman sublime, Les frères siciliens avec Kirk douglas, Traître sur commande avec Sean Connery et Richard Harris, L’insurgé, Norma Rae, Sounder, Conrack, trois films traitant de la communauté noire des USA, Le prête nom avec Woody Allen, Stanley et Iris avec Jane Fonda et De Niro sera son dernier film en 1990. Il a été un cinéaste préoccupé de problèmes sociaux tout au long de sa carrière.