Wim Wenders

 

Ernst Wilhelm Wenders (1945). Il est né en Allemagne à Düsseldorf, c’est un homme de haute taille (1.91 m). Son père est chirurgien. Il fait de brèves études de philosophie et de médecine qu’il abandonne en 1965 pour aller à Paris et passer son temps dans les cinémathèques. Il est recalé pour l’IDHEC et retourne en Allemagne en 1967 où il intègre l’école de cinéma et de TV de Munich et en sort diplômé en 1970 après avoir réalisé : Summer in the city. Il devient critique de cinéma et réalise des courts-métrages et des documentaires. Il sera un des piliers du nouveau cinéma allemand. Il tourne alors : L’angoisse du gardien de but au moment du penalty, La lettre écarlate, Alice dans les villes, Faux mouvement, Au fil des temps (Prix de la critique à Cannes), ces 3 films forment une trilogie en forme de road movie, L’ami américain, un film policier avec Dennis Hopper, lui vaut un  début de reconnaissance aux USA. Coppola lui demande de venir en Amérique pour y tourner un film sur Dashiell Hammett, ce qu’il fera non sans entrer en conflit avec le studio sur le contenu du scénario, le tournage a duré 4 ans ! Suivront : L’état des choses avec Samuel Fuller et qui obtiendra le Lion d’Or à Venise en 1982, Paris-Texas avec Nastassja Kinski et Harry Dean Stanton qui obtiendra la Palme d’Or à Cannes en 1984, Les ailes du désir avec Bruno Ganz, une allégorie puissante tournée en Allemagne et qui aura le prix de la mise en scène à Cannes en 1987, Jusqu’au bout du monde avec William Hurt, Si loin-si proche avec Bruno Ganz ce film aura le grand prix du jury à Cannes en 1993, Lisbonne story, Les lumières de Berlin, The end of violence, The million dollar hôtel avec Mel Gibson,une fable sur le destin d’individus marginaux dans un Los Angeles de misère , Land of plenty, Don’t come knocking avec Sam Shepard, Jessica Lange et Tim Roth, Rendez-vous à Palerme une incursion dans le fantastique avec Dennis Hopper, Every thing will be fine, Les beaux jours d’Aranjuez, Submergence deux destins parallèles à des milliers de km l’un de l’autre avec James McAvoy.

Son court-métrage : Le sel de la terre sur la vie du photographe Sébatiao Salgado aura le « César » du meilleur documentaire à Cannes en 2015.

Il a été acteur dans une trentaine de films et il est aussi scénariste.

Il est aussi un photographe de grand talent et cela se voit dans ses films.