Henri Decoin

 

(1890-1969). Il est né à Neuilly-sur-Seine. Au départ, c’est un très grand sportif, spécialisé dans la natation. Il a participé aux J.O. de 1908, il sera champion de France du 500m nage libre en 1911 et fera partie de l’équipe de France de water-polo aux J.O. de 1912. Pendant la première guerre mondiale, il sera un héro de l’aviation avec 15 victoires, cela lui inspirera la trame d’un livre : 15 rounds, sur la boxe qui lui vaudra, en 1926, le Prix de la littérature sportive. Après guerre il devient journaliste sportif et s’intéresse à la boxe en devenant directeur d’un club, tout en continuant le water-polo. Il écrit aussi pour le théâtre et le cinéma, il devient alors assistant réalisateur et continue son travail de scénariste. Il tourne un court-métrage : A bas les hommes en 1931. Il est d’abord assistant réalisateur tout en continuant d’écrire des scénarios. Il se lance dans les longs-métrages avec : Les requins du pétrole en 1933, il en tournera une cinquantaine et écrira plus de cinquante scénarios. On lui doit par exemple : Les bleus du ciel, il part ensuite en Allemagne pour tourner : Le domino vert avec Danielle Darrieux (avec laquelle il se mariera), puis : Abus de confiance avec Vanel et Darrieux, grâce au succès de ce film, il part aux USA en 1938 pour accompagner sa femme qui a un contrat avec Universal à son retour il tourne de très bons films comme : Retour à l’aube, Battements de cœur, Premier rendez-vous ou Mariage d’amour. Il travaille ensuite pour la Continentale et tourne : Les inconnus dans la maison sur un scénario de Clouzot, Capitaine Blomet, Le portrait d’un assassin, Entre onze heure et minuit, Les trois télégrammes, Le désir et l’amour et au début des années 1950, il se lance dans le polar avec : La vérité sur bébé Donge, Razzia sur la chnouf avec un très bon Gabin, il tourne une comédie musicale : Folies Bergère, puis, Maléfices, La chatte et La chatte sort ses griffes,  Le masque de fer, Nathalie agent secret, Casablanca nid d’espions (Titre qui a inspiré Hazanavicius ?), Nick Carter va tout casser avec Eddie Constantine en 1964 est son dernier film. Sa filmographie est un peu inégale, mais il a réalisé des films noirs de très grande qualité. Son fils, Didier Decoin est un grand écrivain, Prix Goncourt 1977 pour John l’Enfer.