Christopher Nolan

 

Christopher Jonathan James Nolan (1970). Il est né à Londres. Extrêmement précoce, il se lance à 7 ans dans la réalisation de petits films en super 8, puis en 16mm à l’université où il suit des études de littérature. Il réalise 3 courts-métrages, puis, très ingénieux, il réalise son premier long- métrage : Following pour 6.000 $ ( !), ce film étant particulièrement réussi, il pourra,  ainsi, facilement réaliser les suivants soit : Memento, un thriller dérangeant avec Guy Pearce : un homme qui n’a pas de mémoire inscrit tout ce qu’il doit faire pour retrouver l’assassin de sa femme sur des post-it, des tatouages et de plus le film est monté à l’envers, la fin est au début puis on remonte dans le temps par chapitres qui eux sont chronologiques (coût du tournage 5 millions de dollars, recette mondiale : 39 millions de dollars !). Suivra : Insomnia avec Al Paccino et Robin william ce film se déroule en Alaska, au-delà du cercle polaire dans la saison où le soleil ne se couche jamais et cela conduit un enquêteur (Al Pacino) à un épuisement total. Il s’attaque ensuite aux comics avec :Batman beguins avec Christian Bale, le succès et total et une suite sera réalisée : The Dark Knight considéré par les spécialistes comme le meilleur film du genre (avec Heath Ledger en Joker qui décédera peu après), il sera  suivi de : The Dark Knight rise, un autre succés public, entre-temps il a tourné : Le prestige avec Christian Bale et Scarlett Johansson, puis Inception avec Di Caprio et Ellen Page, un film d’une délicieuse complexité sur la manipulation mentale qui se déroule en trois « strates » parallèles (Si vous ne le comprenez pas la 1° fois n’hésitez pas à le re-visionner à chaque fois on découvre des éléments nouveaux !), il fera prés de 5.000.000 d’entrées en France, Fort de son succès, il tourne : Interstellar une fable d’anticipation sur le devenir de l’humanité avec Matthew McConaughey, Jessica Chastaing et Anne Hataway, les scientifiques salueront l’extrême rigueur de son scénario, le film sera un succès. En 2017, il réalise Dunkerque, un film de guerre qui raconte l’épisode du rembarquement des soldats anglais (et quelques français !) après l’armistice (pendant le tournage, il survolait le lieu de tournage avec un vieux Spitfire), encore un succés. Dans la majorité de ses films, il est aidé au scénario par son frère Jonathan. Il n’aime pas le numérique et tourne avec de la pellicule. Il n’utilise pas de réalisateur de seconde équipe en supervisant l’intégralité de son film. Il est binational, il a obtenu la nationalité américaine en 2002. Il a fondé, avec sa femme, sa société de production :Syncopy. Il est daltonien et gaucher, il n’a pas de portable (qui sont interdits sur ses tournages) et pas d’e-mail, non pas par conviction, mais par manque d’intérêt pour ces moyens de communication.

Son cinéma est d’une très rare intelligence et montre que la qualité, au cinéma, n’est pas synonyme d’élitisme.