Akira Kurosawa

(1910-1998). Il est né à Tokyo. Il est le dernier d’une famille de 4 enfants. Ses ancêtres étaient des samouraïs. Son père, responsable l’éducation physique dans une école militaire, est un grand amateur de cinéma et il communique cette passion à son fils dés l’âge de 6 ans. Il  se montre très attiré part la peinture et tous les arts graphiques. Son frère aîné Heigo le prend en charge et conforte sa passion du cinéma, il est lui-même commentateur de films muets, l’arrivée du parlant le ruine et il se suicide en 1930. Son autre frère aîné décédera quelques mois plus tard. Tous ces événements, ainsi que le terrible tremblement de terre de Kanto en 1923 vont le marquer à vie. Il débute dans le métier comme assistant après avoir répondu à une annonce de concours d’un studio, il le restera longtemps (sur 24 films) de 1936 à 1941. Il tourne son premier film : La légende de Judo en 1943 pendant la guerre. Scénariste très prolifique, il en écrira 75 dont certains (une dizaine) seront tournés après son décès jusqu’en 2017. Il sera très fidèle à ses interprètes, ainsi Toshiro Mifune tournera 16 films avec lui. Durant toute sa vie de cinéaste et à chaque instant, il pense au cinéma, travaillant sans cesse ses scénarios et ses tournages dans sa tête, pensant aussi à la manière d‘obtenir l’argent pour ses tournages (il fera pour cela des pubs à la télévision japonaise), à tel point que, déçu par certaines de ses réalisations, il tente de se suicider en 1971 en se coupant les veines au rasoir. Au total il réalisera 32 films dont plusieurs feront l’objet de « remake » à l’occidentale comme : Les 7 mercenaires ou : Pour quelques dollars de plus et même Star Wars qui est fortement inspiré de son œuvre (Comme Les infiltrés de Scorsese est une copie intégrale de Infernal affairs de Alan Mak et Andrew Law). On lui doit 32 films dont : Je ne regrette rien de ma jeunesse, Un merveilleux dimanche, L’ange ivre, Rashomon en 1950 lui vaudra le Lion d’or à Venise et sera le début de sa renommée en Europe, L’idiot, Les sept samouraïs, un chef d’œuvre qui confirmera son talent en Europe et dans le monde, Le château de l’araignée, Les bas-fonds, La forteresse cachée, Les salauds dorment en paix, Le garde du corps, Sanjuro, Entre le ciel et l’enfer, Barberousse, Dersou Ouzala, Kagemusha-l’ombre d’un guerrier qui lui vaudra la palme d’or à Cannes en 1980 et le « César » du meilleur film étranger en 1981, Ran qui nécessitera  6 mois de tournage et une fortune pour le tourner, Madadayo en 1993 est  son dernier film qui est aussi son testament de cinéaste. Il sera aussi monteur, producteur. Il obtiendra un « Oscar » d’honneur pour son œuvre en 1990.

Il a obtenu la Légion d’honneur en 1984.

Il est un des plus grands réalisateurs de tous les temps !