Jean Vigo

 

(1905-1934). Il est né à Paris. Son père est un anarchiste : Eugène Bonaventure de Vigo qui dirige le journal : Le bonnet rouge, devenu pacifiste, il sera arrêté en 1917 et retrouvé mort dans sa cellule étranglé par un de ses lacets sans que la cause exacte de ce décès soit établie, Jean Vigo a alors 12 ans et sera abandonné par sa mère. Il est de santé très fragile à cause de la tuberculose et fera de fréquents séjours en sanatorium, il décédera à 29 ans. A l’école il est ostracisé et passe de lycée en lycée pour finir chez son grand-père qui est photographe et qui lui donnera l’amour de l’image. Il se marie avec une femme d’origine polonaise, ils auront une fille qui perdra son père à 3 ans et sa mère, de santé fragile également, à 8 ans. Il débute comme réalisateur avec un court-métrage : A propos de Nice en 1930, il en tournera 2 autres : La natation par Jean Taris et surtout : Zéro de conduite (basé sur ses souvenir d’école) en 1933 et qui sera censuré car considéré anti-français et autorisé à ressortir en 1946. Il n’a tourné qu’UN SEUL long-métrage : L’Atalante avec Michel Simon, Jean Dasté et Dita Parlo, un film romantique qui est maintenant considéré comme un chef d’œuvre du genre et qui vaudra, tardivement à Jean Vigo d’être admiré des gens de la profession pour sa nouveauté et son non-conformisme. Ce film sera remonté, sans son consentement, car il est mourrant, et sortira sous le titre : Le chaland qui passe. Un prix portera le nom de Jean Vigo depuis 1951.