Ernst Lubitsch

(1892-1927). Il est né à Berlin. Son père est maître tailleur. Il est peu passionné par l’école qu’il quitte à 16 ans, il travaille pour son père, mais n’est pas doué pour ce travail, il adore le théâtre, son père l’autorise à suivre sa passion à condition de tenir sa comptabilité, ce qu’il fait le jour et se produit la nuit dans les cabarets où il est remarqué par un directeur de théâtre qui lui offre ses premiers rôles sur scène. En 1912 il devient grouillot pour un studio  de cinéma de Berlin et, en 1913, il devient même acteur dans des films comiques, en 1914 il commence sa carrière de réalisateur et réalisera des films de soutient aux soldats allemands de la première guerre mondiale. Il va aux USA en 1921, mais cela ne se passe pas très bien et revient en Allemagne qu’il quitte à nouveau pour les USA en 1923 et, cette fois, cela se passe très bien, ses films ont du succès, il intègre la Paramount en 1926. Sa carte de séjour, il l’obtient en 1925 et sera déchu de sa nationalité allemande par les nazis en 1935 et sera naturalisé américain en 1936, cependant il est très francophile et tournera plusieurs de ses  films en France entre 1930 et 1939. Il sera acteur dans une quarantaine de films, sera scénariste pour une trentaine et tournera plus de 60 films. Il tourne son premier film muet en 1914 en Allemagne. On lui doit : Le palais de la chaussure Pinkus en 1916, Je ne voudrais pas être un homme, Carmen, La poupée, Les filles du Kohlhiesel, Anne de Boelyn, La chatte des montagnes, La femme du pharaon. Ensuite il tourne aux USA au temps du muet: Rosita chanteuse des rues, Comédiennes, Trois femmes, Paradis défendu, Ma femme et son flirt, Les surprises de la TSF, Le patriote, L’abîme, il tourne ensuite en France : Parade d’amour qui est son premier film parlant en 1929 avec Maurice Chevalier, Le lieutenant souriant, L’homme que j’ai tué, Haute pègre, Sérénade à trois, La veuve joyeuse, Ange, La huitième femme de Barbe-Bleue (en 1936 et qui lui vaudra la Légion d’Honneur), Ninotchka, il tourne ensuite, de nouveau, au USA : Rendez-vous, Illusions perdues, Jeux dangereux (To be or not to be), Le ciel peut attendre, La folle ingénue, La dame au manteau d’hermine est son dernier film en 1948, il décède pendant le tournage et le film est terminé par Otto Preminger.
Il est considéré comme l’inventeur de la comédie sophistiquée.