Robert Enrico

(1931-2001). Il est né à Liévin dans le Pas de Calais. Ses parents déménagent à Toulon et c’est là qu’il fait ses études avant d’intégrer le Lycée Voltaire à Paris puis l’IDHEC. Il débute par des courts-métrages dont il est considéré comme un maître, il recevra d’ailleurs l’Oscar du court-métrage en 1964 pour : La rivière du hibou. Il a fait son service militaire dans le service cinématographique des armées. Il tourne son premier film : La belle vie en 1963, puis suivront : Au cœur de la vie, Contrepoint, Les grandes gueules, un excellent film avec Ventura et Bourvil dans un rôle dramatique (Avant Melville) et une pléiades de très bons acteurs dont la délicieuse Marie Dubois et Jess Hahn, Les aventuriers, un film magnifique avec Delon, Ventura, Reggiani et la très belle et talentueuse Joanna Shimkus, Tante Zita, Ho ! avec Belmondo dans un rôle inhabituel, Un peu-beaucoup-passionnément, Boulevard du rhum, Les caïds, Le secret, Le vieux fusil ave Philippe Noiret qui lui vaudra le César du meilleur film en 1976, L’empreinte des géants, Pile ou face, Au nom de tous les miens (D’après le roman de Martin Gray), Zone rouge, De guerre lasse, Vent d’est, Fait d’hiver en 1999 sera son dernier film. Il a été scénariste de 30 réalisations.

François de Roubaix lui a composé de nombreuses excellentes musiques pour ses films.

Il n’aimait pas tourner en studio et préférait, de loin, les décors naturels.

Bien que méprisé par la « Nouvelle vague », il restera un cinéaste essentiel.

Il a été membre du jury de Cannes en 1973et a été un membre permanent de l’Académie des « César ».

Il a un jour, fait une (mauvaise) plaisanterie sur les enfants handicapés, de ce jour, Lino Ventura (Péret d’une petite fille handicapée) ne lui a plus jamais adressé la parole.