Michael Curtiz

Mano Kertesz Kaminer (1886-1962). Il est né en Hongrie. Son père est un modeste maçon. Il fait des études d’Art Dramatique et sort diplômé en 1906. Il commence par être acteur avant de tourner son premier film en 1912, il sera le père du cinéma hongrois, il ira au Danemark pour se perfectionner en étant assistant réalisateur, il retourne en Hongrie ensuite et y tournera 38 films. Pendant la première guerre mondiale, il sera mobilisé dans l’armée hongroise. Après la guerre il continu son métier en Autriche et en Allemagne et ira aux USA en 1926. Quand il réalise un film, il ne mange pratiquement pas car il considère cela comme une perte de temps ! Il est un metteur en scène très exigeant avec ses acteurs mais il leur est fidèle, ainsi il tournera 12 films avec Errol Flynn. Pendant la deuxième guerre mondiale, il tentera de faire venir sa famille aux USA, mais une grande partie d’entre-elle seront déportés et décéderont à Auschwitz. Au total, il a tourné prés de 180 films et a été acteur dans 7 films et scénariste de 7 films. Employé par la Warner, il finira par fonder ses propres Studios. Parmi son immense filmographie, on lui doit : Docteur X, un film d’horreur que William Friedkin dit avoir pris pour modèle pour son Exorciste, Le mystère de la chambre close, Capitaine Blood, qui a été le révélateur d’Errol Flynn et de Olivia de Haviland, La charge de la brigade légère, Un homme a disparu, L’aigle des mers, La piste de Santa Fé, Robin des bois, La glorieuse parade, CASABLANCA, un chef d’œuvre absolu avec un instant d’immense émotion au moment de la « Marseillaise » et un Bogart au sommet, ainsi qu’Ingrid Bergman, Le crime était presque parfait, L’homme des plaines, Bagarres à King Créole avec Elvis Presley, Les aventuriers du fleuve, François d’Assise, Les comencheros est son dernier film en1961. Sa famille le savait atteint d’un cancer fatal, mais ne lui a rien dit, ce qui lui a permis de tourner encore 8 films avant de décéder.

Il a réaliser un formidable film : L’arche de Noé. Avec des moyens extraordinaires.

Spielberg le considère comme le plus grand réalisateur américain.

Il avait un amour immense pour les USA qui l’avaient pleinement adopté.