François Truffaut

François Truffaut

 

 

(1934-1984). Il est né à Paris. Son père est inconnu et cela va profondément marquer sa vie professionnelle, sa mère a peu d’intérêt pour cet enfant et il est souvent confié à ses grands parents (Son grand père sera à l’origine de sa passion de la lecture) ou reste seul quand sa mère et son père adoptif sont de sortie. Enfant solitaire, il se réfugie dans la lecture et il se prend de passion pour le cinéma avec un copain de galère : Robert Lacheney et cela même pendant les heures de classe (Les 400 coups sont le reflet romancé de cette enfance). A 14 ans l’école n’est plus obligatoire, il la quitte donc pour faire des petits boulots : Magasinier, Garçon de course et même soudeur !!!! A 13 ans, en 1947, il crée un petit ciné-club : Le cercle cinémane  qui ne durera qu’une séance, la deuxième, donnera lieu à un épisode judiciaire qui lui vaudra d’être envoyé au centre d’observation des délinquants mineurs de Villejuif, mais il aura eu la chance de rencontrer Hervé Bazin qui sera son père spirituel. Il devance alors l’appel en espérant intégrer le service cinématographique des armées, mais il part en Allemagne et doit partir en Indochine, cela le déprime, il déserte 2 fois, fait de la prison militaire et sera réformé. Il travaille au service cinématographique du ministère de l’agriculture et se fait rapidement remercier. Il entame alors une carrière de chroniqueur en 1953, il publie son premier papier dans les Cahiers du cinéma, il collabore également à 2 autres revues. Toujours passionné de cinéma il tourne, avec des moyens de fortune, son premier court-métrage en 1954 : Une visite, son deuxième restera très célèbre : Les mistons. Il tournera son premier film : Les 400 coups en 1958 qui sera prix de la mise en scène à Cannes en1959 et pour lequel il est scénariste, dialoguiste et producteur, ce film, du début de la « Nouvelle vague », inaugure une série de films à caractère autobiographique avec un interprète fétiche : Jean Pierre Léaud  dans le rôle d’Antoine Doisnel : Antoine et Colette, Baisers volés, Domicile conjugal et L’amour en fuite. On lui doit aussi : Tirez sur le pianiste avec Charles Aznavour (Dans ce film Boby Lapointe y joue un chanteur de bar , Truffaut a tellement peur que les spectateurs ne comprennent pas ses jeux de mots qu’il fera SOUS-TITRER ses chansons !!!), L’amour a 20 ans (segment : Antoine et Colette)), Jules et Jim, film mythique primé à Mar del Plata, Tire au flanc, La peau douce, Fahrenheit 451 (Température à laquelle le papier brûle spontanément), La mariée était en noir, Baisers volés : Prix Louis Deluc 1968, La sirène du Mississippi, L’enfant sauvage, Domicile conjugal, Les deux anglaises et le continent, La nuit américaine (Un film magnifique drôle et émouvant sur le tournage d’un film), qui a obtenu l’ «Oscar » du meilleur film étranger en 1974, Une belle fille comme moi, L’argent de poche, L’histoire d’Adèle H. , L’homme qui aimait les femmes, La chambre verte, L’amour en fuite, Le dernier métro qui obtiendra trois « César » pour le film, la réalisation et le scénario (Depardieu aura celui du meilleur acteur dans ce film et Catherine Deneuve celui de le meilleure actrice), La femme d’à côté, Vivement dimanche qui sera son dernier film en 1983. Il a aussi été acteur dans 8 de ses films, dans rencontre du 3° type de Spielberg et dans Le coup du berger de Rivette. Il est aussi scénariste, dialoguiste, producteur et écrivain. Il a aussi fondé sa propre société de production : Les films du Carrosse (En hommage à Renoir) en 1957 après avoir épousé la fille d’un gros distributeur de films.

En 1958, il sera interdit de festival de Cannes à cause de ses critiques, mais il en sera membre en 1962 !

Après son divorce, il demande en mariage : Claude Jade mais il n’est pas allé à la cérémonie !

Il avait une grande passion pour Alfred Hitchcock.

A la fin des années 60, il engage un détective qui retrouvera son « vrai » père biologique : Roland Lévy, un dentiste qui a exercé à Belfort.