Christian -Jaque 2

Christian Albert François Maudet (1904-1994). Il est né à Paris. Son père est chef d’entreprise. Il fera les arts-déco et débutera au cinéma comme affichiste en 1924, deviendra journaliste de cinéma, puis décorateur en 1928 et ne tournera son premier film qu’en 1932 : Le bidon d’or et la même année : Adhémar Lampion, il poursuit avec une série de courts et moyens-métrages avant de tourner à nouveau : Compartiment de dames seules en 1934. On lui doit prés de 60 réalisations pour le cinéma et autant pour la TV en 45 de métier ! Pour le cinéma on peut retenir : Rigolboche avec Arletty, Un de la légion avec Fernandel, François 1° avec Fernandel (et la célèbre scène de torture comique avec la chèvre), Les pirates du rail, Les disparus de Saint Agil un très bon film à suspens avec des internes d’un pensionnat qui lui vaudra le prix Jean Vigo, L’assassinat du Père Noël, La symphonie fantastique, Carmen, Boule de suif, Un revenant avec Jouvet, La chartreuse de Parme, Barbe bleue, Fanfan la tulipe avec Gérard Philipe qui lui vaudra le prix de la mise en scène à Cannes en 1952, Lucrèce Borgia, Madame du Barry, Nana, Si tous les gars du monde, Babette s’en va-t-en-guerre avec Brigitte Bardot (Et le formidable numéro de Francis Blanche en nazi sadique), Madame Sans-Gêne, Les bonnes causes, La tulipe noire avec 2 Alain Delon, Le gentleman de Cocody avec Jean Marais, Le saint prend l’affût, Les pétroleuses avec B.B, La vie parisienne en 1977 est son dernier film.

Il a fait tourner la quasi-totalité des acteurs de son époque !

Il a eu un « César » d’honneur en 1985 pour toute sa carrière.

Il est chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite, Croix de guerre 39-45 et commandeur des Arts et Lettres

Il a réalisé 2 films sous l’occupation pour la Continental : L’assassinat du Père Noël et La symphonie fantastique.

Il a eu 6 femmes dont Martine Carol, Simone Renant et Renée Faure (Aucun rapport avec Barbe Bleue !).

ANECDOTE : A ses débuts il a dessiné des affiches de films avec un co-auteur Jacques Chabraison, ils signaient ces affiches d’une compression de leur deux prénoms, d’où Christian-Jaque