Pierre Schoendoerffer

 

(1928-2012). Il est né dans le Puy-de-Dôme à Chamalières (En 2014, une place de cette ville lui sera dédiée). Son père est ingénieur et bouge beaucoup au gré de ses mutations, ses origines sont alsaciennes, il est donc très marqué par les guerres successives  et sa famille payera un lourd tribut à ces conflits. Il rêve d’être marin et se retrouve sur un chalutier, puis part faire son service militaire comme volontaire dans le service cinématographique des armées, ce qui lui vaut d’être envoyé, à ce titre en Indochine où il sera fait prisonnier. A sa libération, il devient photographe de presse puis il part faire un tour du monde, il y rencontre Joseph Kessel qui lui ouvrira la porte du cinéma. Il a écrit plusieurs romans et des ouvrages historiques. Il a eu de nombreuses distinctions, civiles (Légion d’honneur, Ordre national du mérite, palmes académiques, officier des arts et lettres , membre de l’académie des Beaux-Arts), militaires (Médaille militaire, croix de guerre avec 6 citations, croix du combattant volontaire), cinématographiques (Prix du scénario pour la 317° section, à Cannes en 1965, Oscar 1967 pour le documentaire : La section Anderson, le crabe tambour recevra 3 César) et littéraires (Prix interallié en 1969, Grand prix du roman de l’académie française en 1976).Il tourne son premier film en 1958 : La passe du diable, suivront : Ramuntcho, Pêcheurs d’Islande, La 317° section (sûrement le plus grand film de guerre français avec deux acteurs magnifiques : Jacques Perrin et Bruno Cremer), Objectif 500 millions, Le crabe tambour, L’honneur d’un capitaine (Un formidable plaidoyer pour laver l’honneur d’un soldat intègre), Dien Bien Phü, La haut, un roi au-dessus des nuages est son dernier film en 2004. Il a aussi été acteur dans : Aldo et junior et agents secrets. Il a influencé plusieurs grands réalisateurs américains comme : Coppola ou Oliver Stone.