Henri Verneuil

 

 

Achod Malakian (1920-2002). Il est arménien, né en Turquie. Il arrive en France, à Marseille à l’âge de 4 ans chassé de Turquie par le génocide arménien perpétré par les turcs. Après de très bonnes études aux Arts et Métiers, il se lance dans le journalisme puis devient assistant réalisateur sur Véronique de Robert Vernay et tourne un très grand nombre de courts-métrages dés 1947 avant de se lancer dans la réalisation de : La table au crevés en 1951 avec Maria Mauban, suivront : Le boulanger de Valorgue, Brelan d’as, le fruit défendu, Carnaval, L’ennemi public N°1 avec Fernandel, Les amants du Tage, Le mouton à 5 pattes, Des gens sans importance, Paris palace hôtel, Sois belle et tais-toi en collaboration avec Marc Allégret, avec deux jeunes débutants, déjà talentueux : Alain Delon et Jean Paul Belmondo et la sublime Myléne Demongeot, Une manche et la belle, Le grand chef, Maxime, La vache et le prisonnier, une réussite totale avec Fernandel  et la vache Marguerite (Evitez la version « colorisée), L’affaire d’une nuit, La française et l’amour, puis arrive : Le président, un chef d’œuvre absolu avec un immense Gabin et des dialogues sublimes de Michel Audiard (Le discours à la chambre est une merveille), Les lions sont lâchés, Mélodie en sous-sol un polar avec un final somptueux (Delon était aux anges de pouvoir tourner avec Gabin), Un singe en hiver, encore un film monumental avec des dialogues époustouflants (et un Belmondo aux anges de pouvoir tourner avec Gabin !), Cent mille dollars au soleil avec un casting de rêve : Ventura, Blier, Belmondo et Gert Froëbe alias la betterave, alias Goldfinger), Week-end à Zuydcoote, La 25° heure, La bataille de San Sebastian, Le clan des siciliens, encore une très belle réussite avec un autre casting de rêve : Ventura, Gabin, Delon, Le casse avec un duo explosif Belmondo/ Omar Shariff, Le serpent, Peur sur la ville encore un formidable polar ave Belmondo, Le corps de mon ennemi encore une réussite avec Belmondo, I comme Icare, fabuleusement interprété par Yves Montand avec une fin impitoyable, Mille milliard de dollars avec un extraordinaire Patrick Dewaere, Les morfalous un film superbe qui mélange guerre et comédie avec un couple formidable et inédit : Belmondo/Marie Laforêt et un Michel Constantin borné et génial, 588 rue de Paradis et Mayrig qui sera son dernier film en 1991, ces 2 dernier films intimistes racontent son enfance. Il a fait quelques caméos dans ses propres films (Un singe en hiver, I Comme Icare, 588 rue de Paradis). Il a aussi été producteur et scénariste

Il a souvent fait tourner Belmondo, Gabin, Delon, Ventura, Blier, Fernandel et la crème des seconds rôles français. Pratiquement tous ses films ont dépassé, et parfois largement, le million de spectateurs.

Il a eu un « César » d’honneur pour l’ensemble de son œuvre en 1996. Il a été élu Académicien des beaux-arts en 2000.

Son amour pour la France est immense.

Un merveilleux cinéaste à qui on doit tous de nombreuses heures de plaisir cinématographique