Georges Lautner

 

GEORGES LAUTNER

 

Georges Marion Charles Lautner (1926-2013). Il est né à Nice. Sa mère est l’excellente comédienne Renée Saint Cyr qu’il fera d’ailleurs tourner une dizaine de fois, son père est un joaillier fondu d’aviation qui va s’illustrer lors de la 1° guerre mondiale. Après son bac, il « bricole » dans le cinéma avant d’effectuer son service militaire.

Il a d’abord été assistant réalisateur de 1949 à 1957 et a tourné deux courts-métrages dans cette période. Il débute comme réalisateur  en 1958 avec : La môme aux boutons, il tourne ensuite : Marche ou crève, arrêtez les tambours, En plein cirage, Le monocle noir, Le septième juré, L’œil du monocle, Des pissenlits par la racine, Les tontons flingueurs (Film « descendu" par la critique à sa sortie, mais devenu culte !), Les barbouzes, Le monocle rit jaune (Une comédie complètement déjantée avec un Paul Meurisse au sommet de sa forme comique), Les bons vivants, Galia, Ne nous fâchons pas (Avec un Jean Lefévre en très grande forme) , La grande sauterelle, Fleur d’oseille, Le pacha (qui lui a valu de nombreuses critiques pour la scène où le policier Gabin tue André Pousse et fait les sommations ensuite), La route de Salina, Laisse aller c’est une valse, Il était une fois un flic (avec un Michel Constantin aux prises avec le fils de Mireille Darc, un affreux Jojo, sous l’œil goguenard de Michael Lonsdale), Quelques messieurs trop tranquilles, La valise, Pas de problèmes, Les seins de glace, On aura tout vu (Un film sur la vague porno) Mort d’un pourri, Flic ou voyou, Il sont fous ces sorciers, Le guignolo, Est-ce bien raisonnable, Le professionnel (Avec sa fin extraordinaire), Attention ! Une femme peut en cacher une autre, Le cow boy, Joyeuses pâques, La cage aux folles 3, La vie dissolue de Gérard Floque, La maison assassinée, L’invité surprise, Présumé dangereux, Triplex, Room service, L’inconnu dans la maison en 1992 sera son dernier film .

Il est très rare de voir autant de succès publics pour un réalisateur aussi bien dans le domaine comique que dans des films plus réalistes, il a fait plus de 60 millions d’entrées au cinéma dans sa carrière. Il a été constamment éreinté par la critique, mais chaque rediffusion de ses films à la TV est un très gros succès !

Il a aussi été scénariste et acteur.

 Il aimait mettre dans tous ses films des scènes d’actrices dénudées ou des scènes de boîtes de striptease.

Il était très fidèle à Michel Audiard ou Mireille Darc, Maurice Fellous son chef opérateur.

Il a fait tourner les plus grands : Belmondo, Delon, Meurisse, Mireille Darc, Ventura !!!

 Une rue de Nantes porte son nom depuis son décès en hommage à « Lulu la nantaise des Tontons flingueurs.

Dans la nouvelle génération de réalisateurs, aucun ne l’égale, même si certains films sont, ponctuellement, de gros succès publics.